En France, le cancer du poumon est le 2e cancer le plus fréquent chez l'homme et le 3e chez la femme. L'âge médian lors du diagnostic est de 67 ans chez l'homme et 65 ans chez la femme.2,4

Il est responsable de 33 000 décès par an et reste la première cause de décès par cancer chez l'homme entre 45 et 64 ans. 2

Depuis les années 90, on observe une stabilisation, voire une diminution du nombre de cas chez les hommes. En revanche, la tendance est inversée chez les femmes, en raison essentiellement de l'augmentation de leur consommation de tabac.4

Cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC)
CBNPC
Cancers bronchiques à petites cellules (CBPC)
CBPC
deux personne qui se tiennent la main
Les signes qui doivent vous alerter

Les signes au niveau des poumons :

  • Une toux qui s'installe et ne passe pas
  • Un essoufflement inhabituel
  • Des douleurs dans la poitrine ou les épaules
  • Du sang dans les crachats
  • Des bronchites ou pneumonies à répétition
  • Une voix qui change

Les signes plus généraux :

  • Une fatigue inhabituelle et persistante
  • Une perte de poids involontaire
  • Une perte d'appétit
  • Des difficultés à avaler
  • Un gonflement du visage ou du cou le matin.

Tout signe qui dure, qui s'aggrave ou qui est inhabituel pour vous, mérite une consultation — surtout si vous fumez ou avez fumé. N'attendez pas.

Icône Cigarette
Le tabac — principal facteur de risque
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Le tabac est responsable de près de 90% des cancers du poumon.4

Plus vous fumez longtemps et en grande quantité, plus le risque est élevé, mais même quelques cigarettes par jour augmentent ce risque.

Tous les modes de consommation sont concernés : cigarette, tabac à rouler, cigare, pipe, chicha. Les cigarettes « light » ne sont pas moins dangereuses.4

La bonne nouvelle : arrêter de fumer réduit progressivement le risque. Votre médecin peut vous aider à trouver des solutions adaptées.

Icône Panneau d’avertissement
L'exposition à la fumée des autres (tabagisme passif)
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Respirer régulièrement la fumée de tabac des autres augmente le risque de cancer du poumon d'environ 25 % chez les femmes et 30 % chez les hommes.4,5
C'est un facteur souvent sous-estimé.
Icône Corps humain
Les expositions professionnelles et environnementales
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Certains environnements augmentent le risque : l'amiante, la silice, le cadmium, l'arsenic, le nickel, le cobalt, le chrome, les gaz d'échappement diesel et la pollution atmosphérique. 4,5

Le radon, un gaz radioactif naturellement présent dans certains sols et logements, est également un facteur de risque reconnu.4

Icône Groupe de trois personnes

Antécédents médicaux et familiaux

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Avoir déjà eu un cancer du poumon, avoir reçu une radiothérapie au niveau du thorax, ou avoir un membre de sa famille atteint augmentent significativement le risque. 1,2
Ces informations sont importantes à partager avec votre médecin.
Icône représentant un examen d’imagerie des poumons

Examens d’imagerie

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Radiographie et scanner du thorax pour visualiser vos poumons et détecter d'éventuelles anomalies. Ces examens ne suffisent pas seuls à confirmer un cancer.1,2
Icône Microscope

Analyses de laboratoire

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Pour évaluer votre état général et rechercher des cellules anormales dans vos sécrétions bronchiques.1,2,6
icône biopsie

Biopsie

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Le seul examen qui confirme avec certitude le diagnostic. Un petit morceau de tissu est prélevé (généralement par fibroscopie) et analysé en laboratoire.1,2,8
icône adn

Analyse des biomarqueurs

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Une analyse de l'ADN (ou ARN) des cellules cancéreuses pour identifier d'éventuelles anomalies moléculaires (tels que EGFR, ALK, ROS1, RET, KRAS G12C, et PD-L1).

Ces informations guident le choix des traitements pour votre type de cancer.1,2,9

Références

  1. Institut National du Cancer. « Les traitements des cancers du poumon ». Collection Guides Patients, novembre 2017.
  2. Haute Autorité de Santé. Guide de parcours de soins. Tumeur maligne, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Cancers broncho-pulmonaires. Juillet 2013.
  3. Haute Autorité de Santé. Cancer du poumon : conditions non réunies pour un dépistage chez les fumeurs. Questions-réponses, mai 2016.
  4. Institut National du Cancer. Site internet. e-cancer.fr — épidémiologie et tabac et cancers. Consulté le 3 février 2020.
  5. Institut National du Cancer. Cancers et tabagisme passif. Fiche repère. Décembre 2010.
  6. Assurance Maladie. ameli.fr — symptômes et diagnostic. Consulté le 4 février 2020.
  7. Collège des enseignants en pneumologie. Item 306 : Tumeurs du poumon, primitives et secondaires. 2015.
  8. European Society for Medical Oncology. « Qu'est-ce que le Cancer du poumon non à petites cellules ». Séries Guides ESMO pour le patient.
  9. De Percin S et al. CBNPC et autres cibles thérapeutiques (BRAF, HER2, MET, RET, NTRK...). Revue des Maladies Respiratoires Actualités 2018;10(3):446-53.
  10. Institut National du Cancer. « Qu'est-ce qu'une thérapie ciblée ». Collection Guides Patients, janvier 2015.
  11. Institut National du Cancer. « Les thérapies ciblées dans le traitement du cancer en 2015. État des lieux et enjeux. » Collection Appui à la décision. Juillet 2016.
  12. Assurance Maladie. ameli.fr — traitements. Consulté le 13 février 2020.
  13. Institut Gustave Roussy. Brochure « Décryptage Les thérapies ciblées ». gustaveroussy.fr. Consulté le 9 mars 2020.