Bilan biologique
Examens complémentaires
Test de glycémie à jeun
Test de tolérance au glucose par voie orale
Test aléatoire de glycémie
Test de l’hémoglobine glyquée
Le premier acteur est le médecin traitant ou médecin généraliste : il assure le dépistage initial, la prise en charge thérapeutique, le suivi régulier et les vaccinations. Il est votre référent principal.
Les autres acteurs sont :
- le diabétologue, sollicité à la demande du médecin traitant si besoin d’avis complémentaire
- l’ophtalmologue, qui pratique un bilan initial et un bilan annuel
- le dentiste, qui pratique un bilan annuel
- le cardiologue, pour la réalisation d’un électrocardiogramme (ECG) annuel
- Le podologue, en fonction des besoins. 4 à 6 séances par an sont prises en charge si les lésions sont importantes
- Si besoin, d’autres spécialistes peuvent intervenir pour le suivi complications potentielles (néphrologue) ou l’accompagnement quotidien (diététicienne, pharmacien, psychologue)
Votre équipe soignante vous aidera à élaborer votre plan de traitement, qui pourrait inclure des médicaments et des changements dans votre mode de vie. Des facteurs tels que la glycémie, l’état de santé général et d’autres affections médicales, l’âge, le mode de vie ainsi que les préférences et les objectifs personnels peuvent influencer l’élaboration de votre plan de traitement personnalisé.
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87 % des patients atteints de diabète de type 2 sont suivis par un médecin généraliste. Une fois la prise en charge initiée, le patient vivant avec un diabète devra être suivi de manière régulière afin d’évaluer l’évolution de sa maladie et d’adapter son traitement en suivant entre autres : 6,8, 10
- Les mesures thérapeutiques du mode de vie : un accompagnement par un diététicien ou un médecin nutritionniste est possible afin d’aider à équilibrer le régime alimentaire ou à perdre du poids, si nécessaire
- Une autosurveillance glycémique est par ailleurs utile pour ajuster le mode de vie ou le traitement. Elle est recommandée pour les patients diabétiques de type 2 sous insuline
- Un dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) doit être réalisé tous les 3 mois. Ce dosage mesure la fixation du sucre sur les globules rouges et reflète la glycémie moyenne des 3 derniers mois
- Enfin, le recours à la télémédecine est possible en accompagnement complémentaire
L’objectif du traitement n’est pas de guérir le diabète de type 2, mais de maintenir une glycémie normale pour prévenir les complications. Cela repose d’abord sur des changements de mode de vie (alimentation et activité physique), complétés si besoin par un traitement médicamenteux. 4,6,11
Adaptation du mode de vie
- Alimentation : adopter une alimentation saine, diversifiée et équilibrée permet de mieux réguler la glycémie. Cela consiste concrètement à prendre 3 repas/jour, à éviter le grignotage, à limiter les graisses et à privilégier les fibres (fruits, légumes, céréales complètes).
- Activité physique : plus que de la pratique sportive, on parle ici d’activité physique régulière. 30 minutes de marche quotidienne suffisent à stabiliser la glycémie et toute activité adaptée (vélo, natation, yoga…) est bénéfique.
- Autres habitudes : l’arrêt du tabac est recommandé car il aggrave les risques cardiovasculaires liés au diabète.
Traitements médicamenteux
Si les mesures hygiénodiététiques ne suffisent pas, des médicaments antidiabétiques oraux peuvent être prescrits.
- Certains favorisent l'action de l'insuline (biguanides)
- D'autres stimulent directement sa sécrétion (sulfamides et glinides)
- D'autres ralentissent l'absorption des glucides par l'intestin (inhibiteurs des alpha-glucosidases)
- Enfin, certains aident le corps à mieux utiliser ses propres hormones qui régulent le sucre dans le sang, ce qui stimule naturellement la production d'insuline après les repas (inhibiteurs de la DPP-4)
Il existe aussi des traitements injectables :
- Ils reproduisent l’action de certaines hormones digestives pour stimuler la production d’insuline, ralentir la digestion et réduire l’appétit (analogues du GLP-1)
- Après plusieurs années, lorsque le pancréas ne produit plus assez d’insuline, l’injection d’insuline devient indispensable. Elle peut être d’action ultra-rapide, rapide, intermédiaire ou lente et s’injecte sous la peau à l’aide d’un stylo injecteur ou d’une pompe, afin de stabiliser la glycémie tout au long de la journée et de la nuit