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Depuis 1997, l’obésité est considérée par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie chronique complexe, qui se définit par une accumulation anormale ou excessive de graisse pouvant nuire à la santé. 1
C’est une maladie récidivante qui nécessite une prise en charge médicale adaptée. 1

COMPRENDRE L’OBÉSITÉ

Mettons fin à la stigmatisation

À bien des égards, l’obésité est encore considérée comme un échec personnel et une question de volonté plutôt que comme une maladie chronique. Cela peut compliquer la tâche des personnes qui tentent de gérer leur obésité.
Nous voulons lutter contre les idées reçues, mettre fin à la stigmatisation et envisager un avenir meilleur pour les personnes souffrant d’obésité partout dans le monde, afin qu’elles puissent obtenir les soins dont elles ont besoin et mener une vie plus saine et plus heureuse.

Pourquoi la prise en charge de l’obésité est importante ?

Au-delà des complications métaboliques, on compte communément jusqu'à 21 complications et maladies auxquelles l’obésité est associée.

Ces complications altèrent considérablement la qualité de vie au quotidien des personnes atteintes. 2,3

Cette liste n’est pas exhaustive et ne recense pas tous les problèmes de santé ou troubles que l’obésité peut entraîner.

FAVORISER LA COMPRÉHENSION

Quelles sont les causes de l’obésité ?

L'obésité est souvent le résultat d'un déséquilibre prolongé entre les apports et les dépenses énergétiques1, mais cette maladie multifactorielle résulte souvent de plusieurs autres causes. 2
L'indice de masse corporel
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La valeur de référence de l’IMC se situe entre 18,5 et 24,9 kg/m2.

Une personne adulte est considérée comme :.

  • En surpoids si son IMC est compris entre 25 et 29,9 kg/m2
  • En situation d’obésité modérée (obésité de classe I) si son IMC est compris entre 30 et 34,9 kg/m2
  • En situation d’obésité sévère (obésité de classe II) si son IMC est compris entre 35 et 39,9 kg/m2
  • En situation d’obésité massive (obésité de classe III) si son IMC est supérieur ou égal à 40 kg/m2

L’IMC est un indicateur simple, rapide et peu coûteux pour dépister l'obésité en pratique clinique. Toutefois, il ne prend pas en compte certains facteurs tels que le sexe, l’âge ou la composition corporelle. C’est pourquoi il est important de le compléter par d'autres indicateurs

Photo d’une personne en train de prendre sa tension artérielle tout en regardant un appareil lors d’une consultation de télésanté.
Prise en charge de l'obésité
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Un bilan médical approfondi est indispensable pour retracer l’origine et l’évolution d’une prise de poids excessive, afin d’identifier les facteurs responsables et d’adapter au mieux la prise en charge.
Photo d’un professionnel de santé en train de prendre la tension artérielle d’une personne
Classification de prise en charge
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La Haute Autorité de Santé (HAS) a proposé un système de classification qui permet d’identifier trois niveaux de complexité de l’obésité qui vont guider le niveau de prise en charge et la graduation des soins. Elle s’appuie pour cela sur sept paramètres : l’IMC, la sévérité des complications et/ou des maladies associées, le retentissement fonctionnel, le contexte psychologique de la personne, son comportement alimentaire, les causes de son obésité ainsi que le retentissement de celle-ci sur sa vie personnelle et professionnelle.

Il existe trois niveaux de complexité de l’obésité identifiés par la Haute Autorité de Santé.

  • Le premier niveau est l’obésité non complexe.
    Il correspond à un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 35 kg/m2, sans complications nécessitant une prise en charge plus importante. C’est le médecin généraliste qui coordonne alors l’ensemble de la prise en charge.
  • Le deuxième niveau est l’obésité complexe. Il correspond à une obésité modérée (IMC inférieur à 35kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité sévère (IMC supérieur à 35 kg/m2).
    La coordination est dans ce cas assurée par le médecin généraliste, par un spécialiste de l’obésité (médecin nutritionniste) ou par un médecin exerçant dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO).
  • Enfin, le troisième niveau est l’obésité très complexe. Il correspond à une obésité très sévère (IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité aggravant une maladie chronique et mettant en danger la vie de la personne.
    Celle-ci doit impérativement être prise en charge dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO ou SMR) ou un centre hospitalier.

Une SMR est une Structure de soins Médicaux et de Réadaptation. Certaines sont spécialisées en digestif, endocrinologie, diabétologie et nutrition.

La Haute Autorité de Santé (HAS) a proposé un système de classification qui permet d’identifier trois niveaux de complexité de l’obésité qui vont guider le niveau de prise en charge et la graduation des soins. Elle s’appuie pour cela sur sept paramètres : l’IMC, la sévérité des complications et/ou des maladies associées, le retentissement fonctionnel, le contexte psychologique de la personne, son comportement alimentaire, les causes de son obésité ainsi que le retentissement de celle-ci sur sa vie personnelle et professionnelle.

Il existe trois niveaux de complexité de l’obésité identifiés par la Haute Autorité de Santé, qui vont guider le niveau de prise en charge et la graduation des soins.

Le premier niveau est l’obésité non complexe.

Il correspond à un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 35 kg/m2, sans complications nécessitant une prise en charge plus importante.

C’est le médecin généraliste qui coordonne alors l’ensemble de la prise en charge.

Le deuxième niveau est l’obésité complexe.

Il correspond à une obésité modérée (IMC inférieur à 35kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité sévère (IMC supérieur à 35 kg/m2).

La coordination est dans ce cas assurée par le médecin généraliste, par un spécialiste de l’obésité (médecin nutritionniste) ou par un médecin exerçant dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO).

Enfin, le troisième niveau est l’obésité très complexe.

Il correspond à une obésité très sévère (IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité aggravant une maladie chronique et mettant en danger la vie de la personne.

Celle-ci doit impérativement être prise en charge dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO ou SMR) ou un centre hospitalier.

Une SMR est une Structure de soins Médicaux et de Réadaptation. Certaines sont spécialisées en digestif, endocrinologie, diabétologie et nutrition.

Photo d’une personne en train de faire des squats contre un mur à l’extérieur.
Les centres spécialisés dans l'obésité (CSO)
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La Haute Autorité de Santé (HAS) a proposé un système de classification qui permet d’identifier trois niveaux de complexité de l’obésité qui vont guider le niveau de prise en charge et la graduation des soins. Elle s’appuie pour cela sur sept paramètres : l’IMC, la sévérité des complications et/ou des maladies associées, le retentissement fonctionnel, le contexte psychologique de la personne, son comportement alimentaire, les causes de son obésité ainsi que le retentissement de celle-ci sur sa vie personnelle et professionnelle.

Il existe trois niveaux de complexité de l’obésité identifiés par la Haute Autorité de Santé.

  • Le premier niveau est l’obésité non complexe.
    Il correspond à un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 35 kg/m2, sans complications nécessitant une prise en charge plus importante. C’est le médecin généraliste qui coordonne alors l’ensemble de la prise en charge.
  • Le deuxième niveau est l’obésité complexe. Il correspond à une obésité modérée (IMC inférieur à 35kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité sévère (IMC supérieur à 35 kg/m2).
    La coordination est dans ce cas assurée par le médecin généraliste, par un spécialiste de l’obésité (médecin nutritionniste) ou par un médecin exerçant dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO).
  • Enfin, le troisième niveau est l’obésité très complexe. Il correspond à une obésité très sévère (IMC supérieur ou égal à 40 kg/m2) associée à plusieurs facteurs de gravité ou à une obésité aggravant une maladie chronique et mettant en danger la vie de la personne.
    Celle-ci doit impérativement être prise en charge dans un centre spécialisé dans l’obésité (CSO ou SMR) ou un centre hospitalier.

Une SMR est une Structure de soins Médicaux et de Réadaptation. Certaines sont spécialisées en digestif, endocrinologie, diabétologie et nutrition.

Il existe de nombreux centres spécialisés dans l’obésité (CSO) en France. Ces centres disposent de l’expertise et des équipements adaptés pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité sévère ou complexe.
Photo d’une personne dans une salle de sport, s’essuyant le visage avec une serviette.
Photo d’une personne en train de discuter avec son médecin.

Nous croyons en une approche des soins empreinte de compassion.

L’obésité est une maladie chronique influencée par de nombreux facteurs : la biologie, l’environnement, les comportements et l’état de santé. Vous méritez des soins qui prennent en compte votre personne dans son ensemble : votre corps, votre vie et vos objectifs.

Un diagnostic précis peut constituer la première étape vers des soins de qualité. Avec un accompagnement et un traitement adaptés, la perte de poids peut également avoir des effets bénéfiques sur l’hypertension artérielle, l’hyperglycémie et d’autres maladies.
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Une plateforme spécialisée dans le suivi des troubles métaboliques, qui vous met en relation avec des médecins experts du poids, en téléconsultation.

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Adopter une bonne hygiène de vie, une démarche indispensable
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Perdre du poids nécessite à la fois de modifier ses habitudes alimentaires, d’augmenter son activité physique régulière et de limiter les comportements sédentaires.

Modifier ses habitudes alimentaires…

… pour diminuer la quantité d’énergie absorbée2. Cette baisse doit être très progressive afin que l’organisme s’y adapte en douceur.

Réduire la taille des portions, mieux choisir ses aliments (en privilégiant par exemple des aliments riches en fibres et variés), revoir sa façon de manger (lentement, dans le calme, assis à une table…), et celle de cuisiner (privilégier des modes de cuisson limitant les matières grasses) sont autant d’habitudes à adopter.

Avoir une activité physique régulière…

… pour limiter la perte de masse musculaire résultant de la perte de poids induite par la restriction alimentaire et pour éviter la reprise de poids.

Les sports associés à l’obésité doivent combiner des activités d’endurance (marche rapide, natation, vélo… au moins 30 min/jour, 5 x/semaine) et de renforcement musculaire (2 x/semaine), adaptées aux capacités, limites et préférences de chacun.

Il est possible de bénéficier d’un accompagnement personnalisé à travers des programmes d’activité physique adaptée (APA), assurés par des professionnels formés et prescrits par un médecin.

Limiter le temps sans bouger …

… pour lutter contre la sédentarité.

Il est conseillé de se lever toutes les heures pendant au moins 1 minute et d’éviter d’enchaîner 7 heures sans bouger (en dehors du sommeil). Par exemple, se lever de son bureau et marcher un peu, faire de pauses lorsque l’on conduit longtemps…

Perdre du poids nécessite à la fois de modifier ses habitudes alimentaires, d’augmenter son activité physique régulière et de limiter les comportements sédentaires.

Modifier ses habitudes alimentaires…

… pour diminuer la quantité d’énergie absorbée2. Cette baisse doit être très progressive afin que l’organisme s’y adapte en douceur.

Réduire la taille des portions, mieux choisir ses aliments (en privilégiant par exemple des aliments riches en fibres et variés), revoir sa façon de manger (lentement, dans le calme, assis à une table…), et celle de cuisiner (privilégier des modes de cuisson limitant les matières grasses) sont autant d’habitudes à adopter.

Avoir une activité physique régulière…

… pour limiter la perte de masse musculaire résultant de la perte de poids induite par la restriction alimentaire et pour éviter la reprise de poids.

Les sports associés à l’obésité doivent combiner des activités d’endurance (marche rapide, natation, vélo… au moins 30 min/j, 5 x/semaine) et de renforcement musculaire (2 x/sem), adaptées aux capacités, limites et préférences de chacun.

Il est possible de bénéficier d’un accompagnement personnalisé à travers des programmes d’activité physique adaptée (APA), assurés par des professionnels formés et prescrits par un médecin.

Limiter le temps sans bouger …

… pour lutter contre la sédentarité.

Il est conseillé de se lever toutes les heures pendant au moins 1 minute et d’éviter d’enchaîner 7 heures sans bouger (en dehors du sommeil). Par exemple, se lever de son bureau et marcher un peu, faire de pauses lorsque l’on conduit longtemps…

Photo d’un médecin
Le médecin généraliste au cœur de la coordination des soins
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Le médecin généraliste joue un rôle majeur dans la prise en charge des personnes en situation d’obésité.

C’est lui qui coordonne l’ensemble des soins assurés par les professionnels "de proximité" tels que les diététiciens, les pharmaciens, les infirmiers, les kinésithérapeutes, les enseignants en activité physique adaptée (APA) et les établissements de santé de proximité. Dans les situations d’obésité plus sévères ou complexes, il redirige vers des spécialistes ou des structures spécialisées dans l’obésité (CSO). 7

Photo d’une personne tenant une pomme dans la main.
Les centres spécialisés de l'obésité (CSO), pour qui ?
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Il existe près d’une quarantaine de centres spécialisés de l’obésité (CSO) en France, et leur nombre devrait encore progresser pour répondre aux besoins. 7,8

Ces centres accueillent des patients souffrant d’obésité sévère ou complexe qui nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire. Les CSO disposent en effet de l’expertise médicale, pédiatrique et chirurgicale, et des équipements adaptés requis.

La liste des CSO est accessible sur le site du ministère de la Santé.

Le GCC CSO (Le Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l'Obésité)

Le GCC CSO coordonne et soutient les Centres spécialisés obésité (CSO) dans leurs missions de prise en charge de l’obésité complexe et d’amélioration de l’offre et de l’accès aux soins des 3 filières spécifiques: adultes, enfants et patients en parcours de chirurgie bariatrique. Le GCC créé en 2012 s’est constitué en association loi 1901 en janvier 2024. Ses principales missions sont :

  • Faciliter la communication entre les CSO et entre les CSO et leurs partenaires via des séminaires, newsletters, groupes de travail et plateformes collaboratives
  • Développer le maillage territorial pour structurer les filières obésité
  • Représenter les CSO auprès des autorités de santé (HAS, CNAM, DGOS et DGS...)
  • Collaborer avec les sociétés savantes ainsi qu’avec les associations de patients liées à l’obésité
  • Contribuer à la formation continue des professionnels impliqués dans la prise en charge de l’obésité
  • Soutenir la formation continue des professionnels de santé
  • Faciliter la communication auprès du grand-public et des professionnels pour rendre lisible l’offre de soin
  • Lutter contre la stigmatisation et la discrimination des personnes en situation d’obésité
  • Promouvoir la recherche clinique via le réseau FORCE dans la nutrition, les obésités et maladies métaboliques associées

C’est dans le cadre des missions du GCC-CSO que le groupe Communication du GCC a ouvert le 30 avril dernier son site internet, www.obesitefrance.fr, qui donne accès au grand public, aux patients et aux professionnels à des informations qualitatives et validées.

Pour en savoir plus, découvrez le site www.obesitefrance.fr

Il existe près d’une quarantaine de centres spécialisés de l’obésité (CSO) en France, et leur nombre devrait encore progresser pour répondre aux besoins. 7,8

Ces centres accueillent des patients souffrant d’obésité sévère ou complexe qui nécessitent une prise en charge pluridisciplinaire. Les CSO disposent en effet de l’expertise médicale, pédiatrique et chirurgicale, et des équipements adaptés requis.

La liste des CSO est accessible sur le site du ministère de la Santé.

Le GCC CSO

Le GCC CSO coordonne et soutient les Centres spécialisés obésité (CSO) dans leurs missions de prise en charge de l’obésité complexe et d’amélioration de l’offre et de l’accès aux soins des 3 filières spécifiques: adultes, enfants et patients en parcours de chirurgie bariatrique. Le GCC créé en 2012 s’est constitué en association loi 1901 en janvier 2024. Ses principales missions sont :

  • Faciliter la communication entre les CSO et entre les CSO et leurs partenaires via des séminaires, newsletters, groupes de travail et plateformes collaboratives
  • Développer le maillage territorial pour structurer les filières obésité
  • Représenter les CSO auprès des autorités de santé (DGOS, DGS, CNAM, HAS...)
  • Collaborer avec les sociétés savantes ainsi qu’avec les associations de patients liées à l’obésité
  • Contribuer à la formation continue des professionnels impliqués dans la prise en charge de l’obésité
  • Soutenir la formation continue des professionnels de santé
  • Faciliter la communication auprès du grand-public et des professionnels pour rendre lisible l’offre de soin
  • Lutter contre la stigmatisation et la discrimination des personnes en situation d’obésité
  • Promouvoir la recherche clinique via le réseau FORCE

C’est dans le cadre des missions du GCC-CSO que le groupe Communication du GCC a ouvert le 30 avril dernier son site internet, www.obesitefrance.fr, qui donne accès au grand public, aux patients et aux professionnels à des informations qualitatives et validées.

Pour en savoir plus, découvrez le site - www.obesitefrance.fr

Photo d’une personne debout dans une salle de sport.
La place des médicaments
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les médicaments utilisé dans le contrôle du poids peuvent être prescrits lorsque les mesures nutritionnelles bien conduites ont échoué (moins de 5% de perte de poids à 6 mois en association à un régime hypocalorique et à une activité physique). Ils peuvent parfois être prescrits d’emblée chez certains patients dont l’obésité compromet l’autonomie ou altère la fonction d’un organe, ou ceux qui ont de réelles difficultés à modifier leur mode de vie.

Ces médicaments reproduisent l’action de certaines hormones digestives (comme le GLP-18,9, une hormone incrétine physiologiquement sécrétée par l'organisme et qui améliore la sécrétion d'insuline, ralentit la vidange gastrique et augmente la sensation de satiété).

Aujourd’hui, tous les médecins, qu’ils soient spécialistes ou généralistes, ont le droit de les prescrire. 7,9,10

Photo d’une personne en train de discuter avec son thérapeute.
La chirurgie de l'obésité
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Également appelée chirurgie bariatrique, la chirurgie de l’obésité est une solution de dernier recours pour les cas les plus complexes.

Elle est réservée aux adultes dont l’IMC est supérieur ou égal à 40 kg/m², ou qui associent un IMC supérieur ou égal à 35 kg/m² et une complication sévère (par exemple diabète de type 2, hypertension artérielle, apnée du sommeil…), et chez lesquels les autres approches thérapeutiques ont échoué (traitement médical, nutritionnel, diététique et psychochologique bien conduit pendant 6-12 mois ayant échoué).

Plusieurs techniques sont utilisées : 9,11-18

  • Gastrectomie longitudinale (ou Sleeve gastrectomy) : une partie de l'estomac est retirée en le transformant en un tube étroit (manchon), diminuant l’appétit. C’est la plus couramment proposée.
  • Bypass gastrique : en court-circuitant une partie de l’estomac et de l’intestin, cette technique relativement fréquente réduit à la fois la quantité d’aliments ingérés et leur assimilation. La poche gastrique est raccordée directement à l'intestin grêle.
  • Anneau gastrique : placé autour de la partie supérieure de l’estomac, l’anneau diminue le volume de l’estomac et ralentit le passage des aliments. Grâce au boitier de contrôle positionné sous la peau, l'anneau peut être rétréci ou élargi par le médecin après la chirurgie. Cette technique est de moins en moins utilisée en France.
  • Dérivation bilio-pancréatique : combinant une réduction de l’estomac et une dérivation intestinale, cette technique complexe limite à la fois la quantité d’aliments ingérés et leur assimilation. Elle est très rarement proposée (par exemple si l’IMC est supérieur à 50 kg/m2) car peut présenter un risque important de complications, notamment de fortes carences nutritionnelles (protéines et vitamines).

La chirurgie bariatrique peut être contre-indiquée pour des personnes atteintes de troubles psychiatriques ou de troubles du comportement alimentaire non résolus, ou encore de cancer. Des précautions particulières doivent également être prises chez les personnes de plus de 60 ans.

Des compléments alimentaires, visant à prévenir ou corriger une carence en vitamines et en oligoéléments ou une dénutrition, sont parfois prescrits avant et systématiquement après une chirurgie de l’obésité.

Photo d’une personne endormie dans son lit.
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Références

  1. OMS. Principaux repères sur l’obésité et le surpoids. https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
  2. Surpoids ou obésité de l’adulte : définition, causes et risques. Site de l’Assurance Maladie. 4 mars 2024 https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/surpoids-obesite-adulte/definition-causes-risques
  3. Obesity in adults - The Lancet
  4. HAS. Guide du parcours de soins : surpoids et obésité chez l’adulte • janvier 2023 – mise à jour février 2024. https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2023-02/guide._parcours_surpoids-obesite_de_ladulte.pdf
  5. Surpoids et obésité : calcul d’IMC et bilan médical | ameli.fr | Assuré
  6. P. Barbe. Les méthodes d’études de la compositions corporelles. Act. Méd. Int. - Métabolismes - Hormones - Nutrition, Volume IV, n°5, octobre 2000.
  7. Haute Autorité de Santé - Guide du parcours de soins : surpoids et obésité de l’adulte : https://www.has-sante.fr/...parcours_surpoids-obesite_de_ladulte.pdf
  8. Ministère de la santé - Les centres spécialisés obésité : https://sante.gouv.fr/.../les-centres-specialises-obesite-cso
  9. Assurance maladie - Surpoids et obésité de l’adulte : suivi, médicaments et chirurgie : https://www.ameli.fr/.../traitement-medicamenteux-chirurgical
  10. HAS - Obésité de l’adulte : prise en charge de 2e et 3e niveaux - Partie 1 (page 25) : https://www.has-sante.fr/...preparation_mel_v4_2.pdf
  11. HAS - Obésité de l’adulte : prise en charge de 2e et 3e niveaux - Partie 2 : https://www.has-sante.fr/...recommandations_obesite_2e_3e_niveaux_ii_cd_2024_02_08_preparation_mel.pdf
  12. SOFFCO.MM – Principales interventions : https://soffcomm.org/principales-interventions
  13. HAS - Fiche technique gastrectomie : https://www.has-sante.fr/...fiche_technique_gastrectomie_080909.pdf
  14. HAS - Fiche technique bypass : https://www.has-sante.fr/...fiche_technique_bypass_080909.pdf
  15. HAS - Fiche technique anneau gastrique : https://www.has-sante.fr/...fiche_technique_anneau_gastrique_080909.pdf
  16. HAS - Fiche technique dérivation biliopancréatique : https://www.has-sante.fr/...fiche_technique_derivation_biliopanceeatique_080909.pdf
  17. Chirurgie de l’obésité : ce qu’il faut savoir avant de vous décider. Document usager - Mis en ligne le 25 sept. 2024 - Mis à jour le 05 mars 2025. HAS : https://www.has-sante.fr/.../chirurgie-de-l-obesite-ce-qu-il-faut-savoir
  18. Quilliot D, et al. Recommendations for nutritional care after bariatric surgery : https://doi.org/10.1016/j.jviscsurg.2020.10.013